Cayo Coco : le nord de Cuba en toute liberté

 

Reportage du mois

 

L’île de Cuba vit une deuxième révolution en s’ouvrant plus largement au monde et c’est une bonne occasion de la (re)découvrir en vacances. En séjournant au club jumbo, à Cayo Coco, l’archipel livre ses trésors et le nord de la grande île est très facilement accessible.

 
 

Cayo Coco est une île tout en longueur qui s’étend sur 370 km² au nord de Cuba, reliée à la grande île des Caraïbes par une digue de 27 kilomètres. Sur plus de 20 kilomètres, elle est bordée d’une succession de plages de sable blanc, à la pente douce, séparée par des récifs coralliens émergés. Ce qui en fait la deuxième destination balnéaire cubaine après la célèbre Varadero.

Ernest Hemingway en était fan ! Il a même situé une partie de l’intrigue de son livre « Iles à la dérive » dans cet archipel, dénommé Jardines del Rey en hommage au roi Ferdinand d’Aragon. L’écrivain américain décrit le paysage ainsi : « C’était une longue plage blanche avec des cocotiers derrière, il n’y avait personne sur la plage et le sable était si blanc qu’il éblouissait ».

 
 
C’était une longue plage blanche avec des cocotiers derrière, il n’y avait personne sur la plage et le sable était si blanc qu’il éblouissait.
 
 

Entre Cayo Coco et Cayo Guillermo, plus à l’ouest, les noms s’égrènent et font déjà rêver : playa Los Coloradas, playa Las Conchas, playa Pilar (du nom du bateau d’Hemingway) et ses dunes, playa Flamenco, playa Prohibida, …

 
 
Vue aérienne de la côte maritime de Cayo Coco
                      La laguna de los Flamencos pour admirer les flamants roses d’avril à novembre
La laguna de los Flamencos pour admirer les flamants roses d’avril à novembre
 
 

Récif corallien et plage sauvage

Autant dire que les amoureux de la mer sont comblés à Cayo Coco. Outre la baignade dans une mer limpide et peu profonde, une multitude de sports nautiques non motorisés sont praticables, comme la planche à voile, le hobie cat, le pédalo, le kayak de mer, le kitesurf….
La croisière en catamaran est un pur plaisir, on plonge avec masque et tuba sur un récif de corail, on s’arrête sur une plage sauvage, on déguste une langouste…

 
 
Les plongeurs en bouteille ont le choix entre une vingtaine de sites différents, jusqu’à 40 mètres de profondeur
 
 

Les plongeurs en bouteille ont le choix entre une vingtaine de sites différents, jusqu’à 40 mètres de profondeur. Le récif corallien, bien préservé, et la faune sous-marine offrent un spectacle féérique. La pêche en haute mer est un régal ici. Sur les traces d’Hemingway, on part de Cayo Guillermo à la recherche de marlins.

 
 
Le récif corallien, bien préservé, et la faune sous-marine offrent un spectacle féérique
                        Vue sur le paysage de l’île de Cayo Coco, plage de sable blanc et eaux turquoises
Vue sur le paysage de l’île de Cayo Coco, plage de sable blanc et eaux turquoises
 
 
Cayo Coco aime aussi faire la fête. La nuit tombée, il faut aller boire un mojito et danser à la Cueva del Jabali, une grotte transformée en discothèque
 
 

Quant aux passionnés d’oiseaux, ils se retrouvent à divers postes d’observation sur l’île : la bien-nommée Laguna de los Flamencos, pour admirer d’avril à novembre les envolées de flamants roses, qu’on estime à 30 000 ; mais aussi le parc national El Baga, qui abrite plus de 130 espèces d’oiseaux sur près de 800 hectares de mangroves et de forêts. Et bien sûr, sur le terre-plein routier qui relie Cayo Coco à Cuba, qu’on appelle le « pedraplen », bordé de hérons, de pélicans et autres ibis blancs gracieux.
Cayo Coco aime aussi faire la fête. La nuit tombée, il faut aller boire un mojito et danser à la Cueva del Jabali, une grotte transformée en discothèque. Ambiance assurée !

 
 

Maisons coloniales

Les environs de Cayo Coco sont facilement accessibles par la route. Pour ceux qui veulent pêcher sur des eaux tranquilles, direction La Redonda, un lac naturel d’eau douce sur la grande île de Cuba, où la truite et la perche sont abondantes. Le lac sert aussi de cadre à des éco-safaris d’une journée en jeep, enchaînant une excursion en bateau, une randonnée à cheval jusqu’à Cunagua Hill et une visite dans une ferme d’élevage de crocodiles.

 
 
Le lac sert aussi de cadre à des éco-safaris d’une journée en jeep, enchaînant une excursion en bateau, une randonnée à cheval jusqu’à Cunagua Hill et une visite dans une ferme d’élevage de crocodiles.
 
 
Un lac naturel d’eau douce agréable pour pêcher : La Redonda
                        La ferme d’élevage de crocodiles de Cayo Coco
La ferme d’élevage de crocodiles de Cayo Coco
 
 

Encore un peu plus loin, à 65 km dans les terres de la grande île, des excursions à la demi journée ou à la journée poussent jusqu’à la ville de Moron, à découvrir en calèche. Elle est connue pour être la ville du coq, en raison d’une imposante statue en bronze qui trône sur une place. On tombe vite sous le charme de cette petite ville traditionnelle, aux façades pastel de maisons coloniales, aux rues parcourues de belles voitures américaines vintages et de bicitaxis (les vélos-taxis cubains).

 
 
Moron, ville traditionnelle, aux façades pastel de maisons coloniales
                        De belles voitures américaines vintages habillent les rues cubaines
De belles voitures américaines vintages habillent les rues cubaines
 
 

Arcades et porches à volonté

A 40 kilomètres au sud de Moron, à travers un paysage de champs de cannes à sucre, voilà Ciego de Avila, la capitale de la province. Avec près de 100 000 habitants, la ville est agréable à visiter car elle regorge d’arcades et de porches.

 
 
Voilà Ciego de Avila, la capitale de la province. Avec près de 100 000 habitants, la ville est agréable à visiter car elle regorge d’arcades et de porches
 
 

Les centres d’intérêt sont regroupés tout autour du Parque Marti, du nom du héros révolutionnaire cubain José Marti. Parmi eux, l’ancien Hôtel de ville qui abrite le musée des arts décoratifs, le musée Simon Reyes qui retrace les grandes heures de la révolution, la galerie d’art Martinez pour les œuvres de Raul Martinez, et le boulevard Ciego de Avila, idéal pour une halte shopping ou une pause déjeuner.

 
 
L’ancien hôtel de ville, qui abrite le musée des arts décoratifs à Cayo Coco
                        Les cigares, productions locales cubaines
Les cigares, productions locales cubaines
 
 

Enfin, pour être sûr de ne rien manquer, il vous faudra bien entendu passer par la Fabrica de Tabacos El Surco, où des visites en groupes sont organisées que vous soyez amateurs (ou non) de cigares.

 
 

Anne Vincent

 

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