Dans les coulisses du musée sous-marin de Lanzarote

 

Dans les coulisses

 
 
 

Au sud de cette île de l’archipel des Canaries, trois cent sculptures se dévoilent sous l’eau, à douze mètres de profondeur, lors d’une plongée avec des bouteilles. Une œuvre à la fois artistique et écologique, liée à la protection de l’environnement. Partons à la découverte du musée Atlántico…

 
 
C’est là l’objectif de l’artiste britannique Jason deCaires Taylor : que ses créations deviennent des récifs naturels.
 

Ils n’effraient pas les poissons, bien au contraire… Trois cents personnages ont pris leurs quartiers à douze mètres de profondeur, au large de la marina de Playa Blanca, au sud de l’île de Lanzarote. Ces sculptures constituent le fond du Museo Atlántico, ouvert en 2016. En deux ans, ces silhouettes en béton à PH neutre ont commencé à être couvertes d’algues, fréquentées par des pieuvres, des bancs de barracudas ou des éponges marines. C’est là l’objectif de l’artiste britannique Jason deCaires Taylor : que ses créations deviennent des récifs naturels. Après avoir sévi dans les petites Antilles et au Mexique, le plasticien travaille actuellement sur un projet en France, au large de Cannes. Mais à moindre échelle, avec quarante pièces immergées dès 2019, et à moindre profondeur, dans les eaux de l’île Sainte-Marguerite.

 
 
Pour un spectacle plus grandiose, et dans un océan parfois trouble, mieux vaut toutefois l’approcher au cours d’une plongée accompagnée, avec des bouteilles.
 
 
 
 

Des œuvres sublimées par l’océan

Il est possible de nager à la surface du Museo Atlántico en snorkeling, avec palmes et tuba. Pour un spectacle plus grandiose, et dans un océan parfois trouble, mieux vaut toutefois l’approcher au cours d’une plongée accompagnée, avec des bouteilles. Le site se trouve à une dizaine de minutes en bateau. Sous l’eau, un circuit chemine entre les groupes de statues, l’un représentant un radeau de migrants devant lequel un couple se prend en selfie… Tous ces personnages ont pour modèle des habitants de Lanzarote. « Le critère de sélection était d’avoir de grandes mains », glisse le responsable du musée, Anibal Vega. Celui-ci a été immortalisé sous les flots en homme d’affaire sur une balançoire, soumis quoi qu’il advienne aux forces de la nature.

 
 
 
 

Mathilde Giard

Mathilde Giard est journaliste depuis une vingtaine d’années, spécialisée dans le voyage après avoir vécu en Afrique du Sud et en Allemagne. Toujours à l’affût de belles rencontres et de détours à explorer, elle vous racontera ses aventures de globe-trotter.

 

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